J’ai eu une enfance « classique » : un père blagueur , une mère créative et manuelle , deux frères qui sont la prunelle de mes yeux , des grands parents paternels qui ont connus la guerre et des grands parents maternels rieurs et bringueurs…Je n’ai pas connu les coups ni d’inceste, pas la mort de proches! Un accident de la route lors de mes 4 ans où j’en suis sortie sans séquelle physique. Je viens d’un milieu modeste où j’ai toujours mangé à ma faim. Et pourtant très tôt je ne me sens pas à ma place et je comprends que je ne rentrerai jamais dans « le moule » :

Ce qui m’a marqué au cours de ma vie :

Petite enfance :

J’ai 4 ans quand un jeune gars en mobylette m’a renversée sur la piste cyclable. Je me souviens de mes genoux égratignés, m’être pissée dessus et ne pas pouvoir m’asseoir dans la voiture comme les autres. A la suite de ça j’ai été trépanée. Cette opération consiste a ouvrir la boite crânienne pour redresser l’os du pariétal droit qui avait pour conséquence une paralysie de mon corps coté gauche. A cette époque nous vivions à 40 km de la cité hospitalière où j’ai fait ma convalescence. Ma mère était enceinte de mon frère. J’ai encore ce souvenir d’être dans un lit à barreaux blancs au bout d’un couloir sombre et mes parents qui me font signent en me disant ” on va revenir, soit sage et tu auras un vélo“…j’étais terrifiée! J’ai peu de souvenirs de visites à part mes grands-parents maternels qui m’ont amenés un jeu de société. C’est un sentiment de solitude que j’ai enregistré de cette expérience. Durant ce long séjour tous les enfants accidentés étaient placés dans la même pièce. Moi, je suis à côté d’Henri, un jeune garçon de 13 ans dans le coma : je reste persuadée que j’avais des conversations avec !

Vers 7 ans, je découvre notre mortalité! Je suis assise devant la télé et j’écoute l’été indien de Joe Dassin. Ma mère m’explique qu’on ne le verra plus jamais car il est mort! A ce moment je ne comprends pas ce qu’elle me dit! c’est pendant son discours que je me souviens bien de l’avoir observée et j’ai vu que ses paroles n’étaient pas en cohérence avec sa gestuelle : elle ne semblait pas sûre de ce qu’elle m’avançait ! A ce moment là je sens que ça sonne faux au fond de moi et je pense qu’il y a une autre raison à la mort.

Adolescence :

A partir de 13 ans : Mon adolescence est difficile et je me sens comme une extra terrestre tout le temps. J’ai du mal à comprendre les autres humains alors je commence à me créer une bulle. C’est comme-ci j’étais 2 personnes : à l’intérieur celle qui communique avec les animaux, le monde invisible, le monde des rêves et à l’extérieur celle qui joue une personne craintive et naïve .C’est aussi une période où je passe beaucoup de temps à observer le comportement des autres qui m’entourent. Mes parents sont certainement ceux que j’ai le plus analysées.

à 17 ans : Je me découvre une facilité pour reproduire des portraits au crayon de bois…Ce jour là je suis élue pour tenir compagnie à ma grand-mère paternelle alitée. Dans le salon il y a le portrait de sa fille chérie disparue à 20 ans. Cette journée est ennuyeuse pour l’ado que je suis, aussi je me mets à reproduire trait pour trait la photo de Claudine! Cela m’a value une engueulade de ma grand-mère quand je lui ai montré le dessin! “Isabelle, pourquoi as-tu pris la photo de Claudine, je ne veux pas qu’on y touche…mais mémé c’est pas sa photo c’est un dessin que je viens de faire!!!”

Durant cette période où je dessine, j’ai la sensation d’être guidée par quelque chose. C’est également à cette même époque je me découvre un talent pour la couture en imitant ma mère qui était couturière professionnelle.

à 19 ans : Toujours pas de premier baiser…la sexualité est déjà bien compliquée pour moi, je le vis très mal! Je commence à me servir de l’alcool pour me désinhiber et je rencontre mon premier amour qui dura 1 an et demi. Mes premières crises d’angoisse font leur apparition dans mon quotidien.

Adulte :

à 24 ans : J’ai mon premier enfant avec “l’homme de ma vie” rencontré 1 an et demi plus tôt. Notre vie est ponctuée de soirée alcoolisée…nous sommes fidèles à la réputation des gens du nord! A cette époque, je pratique le sport depuis 10 ans et je suis adepte de la santé par l’alimentation…j’écoute et applique tous les slogans à la mode “plus de produits laitiers pour plus de calcium”, ” manger des fibres à volonté”. Mon menu type durant de nombreuses années se résumait à ça : pain-beurre-pâte à tartiner au petit déjeuner + bol de céréales vers 10h30 + pâte, crème fraîche, fromage, pain, viande, salade à midi + bol de céréales à 16h + pâte, viande, fromage, pain, salade au soir + gâteaux ou céréales vers 23h. J’ai toujours eu un poids de 50 kg.

à 27 ans : Je collectionne les sinusites à répétition, j’ai des troubles du rythme cardiaque, j’ai des vertiges et à chaque fin de matinée je suis comme dans du coton, j’ai une sensation de planer très désagréable. Je commence alors un parcours sans fin de médecin en médecin avec pour seul résultat : ” Vous n’avez aucune pathologie, c’est donc d’origine nerveuse!” Je deviens très anxieuse. Le 16 octobre 2001 je subis un choc émotionnel en apprenant la mort brutale d’une collège de boulot. les semaines qui ont suivies je suis hantée par elle, je crois la voir partout. Je suis de plus en plus fatiguée et je n’arrive plus à me lever le matin. Le 1 décembre 2001 en fin de journée, je suis terrassée par une succession d’ attaques de panique durant 6 interminables semaines…il s’en ai suivi une dépression durant 1 an et demi. Après ce long épisode, j’ai retrouvé un semblant de vie sans plus jamais redevenir celle que j’étais : J’ai mis 5 ans pour retrouver mon plein potentiel et ma joie de vivre!

à 32 ans : Le père de mes enfants et moi c’est fini! Je fais table rase de toutes mes croyances alimentaires et je commence le régime du docteur Ségnalet : sans gluten et sans lactose qui va durer 14 ans. : A ce moment là , je vis une accélération de ma conscience , les voiles qui m’aveuglaient tombent un à un : je vis une réelle révélation de mon identité, c’est comme ci je me rappelais l’essentiel que j’ai oublié en naissant : autour de moi c’est l’incompréhension de mes proches, Je leurs fais peur! Je raye ce que j’ai appris à l’école, ce que mes parents m’ont inculquée , je traverse un passage vers l’inconnu angoissant mais je ne peux plus reculer : tout devient évidence et il m ‘en faut plus , j’ai une soif d’apprendre , de bonheur, de bien-être …

à 37 ans : Je pars m’installer dans les Pyrénées orientales avec mon nouveau compagnon : j’y découvre la nourriture biologique , la communication avec les êtres de la nature, ho’oponopono , le pardon , le non-jugement , les pierres, le paranormal etc…mon énergie s’intensifie, mes ressentis également : je me sens libre…et à la fois je suis de plus en plus sensible , je ressens l’énergie des lieux et des personnes que je croisent. Je peux capter en eux la maladie, leurs émotions, leurs douleurs et mal-être. Cela deviens invivable pour moi, je ne peux plus supporter la foule! Bien souvent je m’enferme et je regarde les personnes de loin.

A ce moment, je vis de l’incohérence : à la fois  je veux partager et donner aux autres et c’est dans la solitude que je me sens le mieux . Je décide de parler de mon expérience alimentaire en créant le site internet  » www.vivre-sans-gluten.info (aujourd’hui fermé). Je découvre le magnétisme en posant instinctivement mes mains sur les personnes ou animaux de passage. J’ouvre en grand ma porte aux anges, aux êtres invisibles. Je vis des expériences loin de la compréhension globale, je fais des rituels venus de je ne sais où…tous mes sens sont en éveil! Je surf entre bien-être intense et doute profond  : à chaque doute je suis rattrapée par des messages et des visions. C’est une période qui m’isole vraiment et j’ai peu de personnes à qui parler. Comment gérer tous ces ressentis que j’ai? Comment aider utilement les autres sans en souffrir? Et sans faire souffrir mes proches? Je sens ma vocation : soigner et pourtant je ne peux pas sans me blesser! Pourquoi ressentir tout ça alors?

à 40 ans : je participe à la première année de cours de naturopathie avec Mr Robert Masson. C’est à cette période que je pars vivre au cœur d’une exploitation agricole où j’élève des alpagas et vis en harmonie avec la nature durant 3 ans. J’y rencontre un magnétiseur qui m’annonce que je soigne mais que j’ai peur d’ y croire,une énergéticienne qui me dit que je communique avec les défunts, un rebouteux qui veut me passer ses dons et m’initier et un maître Reïki qui par une canalisation me dit que je vais devenir thérapeute et m’encourage à m’intéresser à la géobiologie : loin du hasard…c’est ainsi que j’ai été guidée vers l’École française de bioénergie quantique pour devenir bioénergéticienne quantique en 2016

Même la voie la plus lumineuse peut vous enfermer…

C’est au moment où il m’a semblée avoir trouvé un sens à la vie et à ma vie que j’ai compris que je n’étais pas libre…

J’ai connu durant des années plusieurs épisodes longs de plénitude, de bien-être profond! Un équilibre parfait entre corps-mental et esprit.

Et pourtant durant 2019, je suis envahie d’une déception que je ne peux même pas identifier…Parler à mes guides, être dans la gratitude et prier ne me comble plus! A la moindre parole spirituelle j’en ai la nausée! Est-ce possible qu’une nouvelle dépression me guette? Durant ce désenchantement je pars pour un masterclass avec Franck Lopvet et je m’intéresse aux vidéos de Laurent Martinez.

C’est là que j’ai perçu l’oiseau en cage que j’étais…cette cage qui au final a toujours existée ! Au départ elle est parentale, puis sociétale et elle peut prendre l’apparence d’une addiction, d’une conviction et même de l’amour…En fait elle est là depuis la naissance et elle se transforme tout au long du chemin…nous sommes des êtres dépendants!

Pour quelle raison sommes-nous dépendants? Et à quoi?

Quand j’ai compris malgré mon parcours que je n’étais pas encore sortie de cet état de dépendance. Et que tout au long de ma vie, je suis passée d’un état à l’autre…tout à pris son sens! J’ai saisi le pourquoi de mes étapes douloureuses. Nous dépendons de la nourriture pour survivre : quelle soit affective, énergétique ou terrestre!

Notre culture occidentale ne nous apprends pas à être autonome, nous devenons sans s’en rendre compte des adultes puériles. Nous dépendons affectivement de nos parents, puis de notre conjoint, puis d’un travail, puis de nos enfants, puis d’une passion, puis d’une addiction, etc….nous ne sommes pas libres!

Qui l’aurait cru…la réponse était sous mon nez! Alors sortir de cette dépendance ne s’est pas fait en un jour. Cependant dès que j’ai pris conscience de ce “jeu mental”, je me suis mise à le changer. Et au fil des jours à devenir plus libre!

Je vous laisse découvrir ce blog à votre rythme qui peut-être vous permettra de trouver quelques clés.

Ceci est mon expérience !