Préambule
La théorie de l’attachement permet de donner un éclairage sur le style relationnel des êtres humains.
Elle a été développée par John Bowlby, psychiatre Britannique, dans les années 1960.  Le développement de cette théorie a mis en évidence différents styles d’attachements, qui ont résulté de l’adaptation de l’enfant à la capacité de contact, de la réponse à ses besoins exprimés.
Sur le compte trois styles d’attachement, modulés au cours de l’enfance et qui marquent les relations interpersonnelles à l’âge adulte:

  • si vous aimez la proximité relationnelle et l’intimité et que ce n’est pas associé à un sentiment de menace quelconque, vous avez un attachement «Sécure»
  • si vous recherchez la proximité relationnelle et l’intimité mais que vous êtes reconnu-e d’une sorte de radar qui vous fait ressentir que vous allez être abandonné-e, vous avez un attachement «Anxieux»
  • si vous n’appréciez pas la proximité relationnelle et l’intimité qu’à petite dose et que vous avez rapidement besoin de prendre des distances, vous avez un attachement «Évitant»

Ce sont des modèles relationnels qui peuvent évoluer au cours de l’existence, à travers des relations stables et sécurisantes sur le long terme. 
Après analyse de votre questionnaire voici un rapport détaillé sur vos styles d’attachement et de conseils pour les faire évoluer vers le style ‘Sécure’, style idéal pour avoir des relations harmonieuses avec les autres.  Sécurise style idéal pour vous épanouir dans vos relationsL’enfant «Sécure» est envoyé en sécurité et au plaisir d’explorer le monde. Il se sent peu en détresse lorsque le parent s’en va car il sait que celui-ci va revenir.
En cas de besoin (peur, tristesse) il se dirige vers son parent pour trouver le réconfort. Daniel Siegel parle des quatre S pour qualifier l’attachement sécure dans lequel l’enfant s’est envoyé «Sûr, apaisé, vu, sécurisé». 
Une fois adulte, les personnes à l’attachement sécure n’ont aucun problème à faire confiance et à devenir intime avec leur partenaire. Ils sont à l’écoute de leurs propres besoins tout en étant sensibles à ceux des autres.vertical_align_bottom36%Résultat actuel42%Moyenne 

 AttentionVous êtes peu «Sécure»  dans vos relations avec autrui 

AnxieuxL’enfant «anxieux» est envoyé en grande détresse lorsque le parent s’en va, il n’est pas tout à fait certain que le parent reviendra et sera émotionnellement disponible pour répondre à ses besoins. 
Une fois adulte, les personnes à l’attachement anxieux ont tendance à vivre des relations empreintes d’anxiété et de frustration, elles ont peur d’être abandonnées. Pour contrer cette anxiété, elle peut avoir tendance à chercher à contrôler la relation et / ou à se soumettre à leur partenaire.
 Plus le  pourcentage  est  faible , plus votre style anxieux est maîtrisé.
 Plus le  pourcentage  est  fort , plus votre style anxieux est intense.48%vertical_align_bottom48%Résultat actuel47%Moyenne ÉvitantL’enfant «Évitant» montre une certaine indifférence à l’égard de son parent. Il intériorise ses besoins et semble ne rien ressentir, cependant les marqueurs du stress sont les mêmes que dans le style anxieux lorsque le parent s’en va. 
Une fois adultes, les «Évitant» mettent souvent en avant leur besoin d’autonomie, ont besoin de leur «bulle» à distance de leur partenaire ou de leur famille. Elles ont tendance à éviter l’intimité et présentent une certaine indifférence à l’égard de leurs besoins.
 Plus le  pourcentage  est  faible , plus votre style évitant est maîtrisé.
 Plus le  pourcentage  est  fort , plus votre style évitant est intense.vertical_align_bottom58%Résultat actuel31%Moyenne  
Vous semblez un peu trop « Anxieux  » dans vos relations avec autrui 
Attention
Vous semblez trop «  Évitant  »  dans vos relations avec autrui Notre analyse sur vos styles d’attachementActuelMoyenneABC30255075100UNE36%:SécureB57%:ÉvitantC48%:Anxieux  
Vous devez encore progresser!Votre style d’attachement dominant n’est pas  «Sécure» et votre score est faible: il faut impérativement développer ce style pour atteindre 75% et atténuer votre style dominant .  
Vous devez encore progresser!Votre style d’attachement dominant est «Évitant» et votre score est trop intelligent: il faut travailler sur vous-même pour l’atténuer  en descendant à 25% Mieux comprendre vos styles et les faire évoluer


  Développer son attachement sécure
Il est avant tout essentiel de garder à l’esprit qu’un style d’attachement a beau être stable dans le temps, il n’en est pas moins plastique, c’est-à-dire qu’il peut bouger. Il est en effet possible d’acquérir un attachement sécure à l’âge adulte, malgré les difficultés qu’on rencontre dans la vie. Cette évolution peut se faire au contact des personnes à l’attachement sécure – on considère ainsi qu’au sein du couple, il peut s’acquérir en deux à quatre ans.
Malheureusement, c’est souvent l’inverse qui se produit: des styles relationnels insécures ont tendance à s’attirer et à se renforcer mutuellement. Vous pouvez vous référer à d’autres articles sur ce site internet dans lesquels je donne des éléments de compréhension sur ce vaste sujet.
Qu’est-ce que l’attachement sécure?
Chez l’enfant, l’attachement sécure se rencontre en place lorsque l’adulte qui s’occupe de lui – pour simplifier, nous dirons «la mère» – répond à l’expression des besoins de façon adéquate et sensible. Dan Siegel (The Whole-Brain Child, 2011) parle des quatre «S», qui constituent les bases de la parentalité à partir desquelles l’enfant développe un sentiment interne de sécurité. Les enfants ont besoin d’être:

  • Vu (vus):  les regarder avec les yeux mais surtout les voir profondément et avec empathie, percevoir ce qui se cache derrière leur comportement
  • Safe (en sécurité):  éviter toutes les actions qui demandent de l’effrayer ou leur faire du mal
  • Apaisés:  les aider à faire face aux émotions ou aux situations difficiles
  • Sécurisé:  les aider à développer un sentiment interne de bien-être

Cela se traduit également dans le sentiment d’avoir sa propre personnalité, d’être une personne bien séparée de ses parents tout en ayant accès à des moments de forte connexion. Lorsqu’une a attachement sécure, les relations sociales et amoureuses paraissent apaisées et stables. On est attentif à satisfaire nos propres besoins tout en étant sensible et tourné vers ceux des personnes significatives qui nous entourent (partenaire, amis, famille…).

John Bowlby avait déjà fait l’hypothèse que l’attachement sécure est biologiquement programmé dans chacun de nous. Les perturbations qui surviennent au cours de la vie viennent donc enfouir cette sécurité interne, mais elle reste présente et accessible. Le chemin est plus ou moins tortueux, les traumatismes qui sont répétés dans le temps chroniques viennent compliquer ce travail, pourtant, il est bel et bien possible de revenir à un attachement sécure.
Identifier les personnes sécures qui gravitent autour de soi
Nous avons tous dans notre entourage au moins une personne qui présente un attachement sécure: une amie, un voisin, un oncle… quelqu’un dont la façon d’envisager l’existence est assez apaisée, dont les relations sont stables, durables et peu conflictuelles. Un adulte à l’attachement sécure se reconnait par ses aptitudes relationnelles:

  • Se sent concerné par le bien être de son partenaire:  il est attentif aux besoins de son conjoint autant que siens, sans compétition.
  • Gère les conflits paisiblement:  le désaccord ou la dispute ne donne pas lieu à des comportements défensifs ou d’attaque. Les conflits sont abordés avec équité.
  • Est à l’aise avec la proximité: les contacts physiques et l’intimité sont appréciés.
  • Ne cherche pas spécialement à fixer des limites: ne se envoie pas étouffé par la présence de l’autre ET se fait à l’aise avec l’indépendance: accepte sans difficulté que le partenaire ait des activités et des amitiés séparément du couple.
  • Est disponible: répond aux sollicitations de son partenaire, se montre bienveillant et à l’écoute.
  • Pardonne facilement: convaincu que les intentions profondes de l’humain sont bonnes, il est facile de tourner la page et de pardonner.

Prenez le temps d’observer ces personnes autour de vous et repérez avec le plus de précision possible les attitudes relationnelles à l’œuvre dans ce qui peut observer de leurs relations:

  • Commenter font-ils pour gérer les conflits?
  • Comment réagissent-ils quand leur partenaire ne va pas bien?
  • Quelle liberté s’accordent-ils mutuellement?
  • Que choisissent-ils d’ignorer?
  • À quoi décident-ils de répondre?

De toutes ces observations rassemblées, certaines réalisées plus écho que d’autres par rapport aux difficultés relationnelles que vous rencontrez dans votre vie. Choisissez celles que vous aimeriez intérioriser. Voici quelques exemples de comportements relationnels des adultes à l’attachement sécure:

  • Se montrent disponibles
  • Se sentent concernés par le bien-être de leur partenaire
  • Communiquent clairement leur ressenti
  • S’intéressent au ressenti de leur partenaire
  • Lors d’un conflit, ne généralisant pas, mais reste axé sur le problème actuel
  • Ne manipulent pas
  • Sont indépendants, tout en appréciant les moments en couple
  • Reconnaître ses propres «Modèles internes opérants»

Reconnaître ses propres «Modèles internes opérants»

Ce sont des schémas de pensée que l’on sur soi-même et sur le monde. Ils sont stables à travers le temps… mais encore une fois, eux aussi sont plastiques! Ils peuvent être positifs et dire quelque chose comme « Je sais que je peux compter sur mes proches » ou ils peuvent être négatifs et dire « Je passe toujours au deuxième plan ».

Ces pensées plus ou moins explicités sont à l’œuvre dans le choix relationnel que l’on fait, ce dans quoi sur choisit plus ou moins de s’embarquer en quelque sorte: sur une tendance en effet à aller chercher dans les relations une confirmation de ces modèles internes opérant.
Pour identifier ces schémas de pensée et les actions qui en résultent, Levine et Heller proposent de passer en revue toutes nos relations amoureuses, d’en décrire les caractéristiques et de repérer les répétitions à travers 6 questions:

  1. Nom du partenaire
  2. Quel schéma est / était à l’oeuvre dans cette relation
  3. Les situation qui activent / désactivent le système d’attachement
  4. Ma réaction (pensée, émotion, action)
  5. Modèle Interne Opérant insécure (MIO)
  6. Pourquoi ce MIO détériore la situation
  7. Quel modèle sécure pertinent (identifié plus haut) pourrait être utilisé à la place

Le but de cet exercice est d’identifier les principes relationnels d’attachement à l’œuvre dans votre relation (présente ou passée) et de percevoir comment les stratégies qui en découlent sont porteuses d’insécurité.

La dernière colonne doit être pensée en relation avec les personnes sécurisées que vous avez identifiées: Comment réagissaient-elles à votre place? Quels conseils pourraient-elles vous donner?
Sur le chemin de la sécurité intérieure
Un style d’attachement se développe au fil du temps, à travers un nombre incalculable d’interactions avec un soignant. Que l’on se trouve sur une tendance sécure, évitante ou anxieuse, ces adaptations sont profondément ancrées dans l’action, dans les pensées que l’on a sur soi-même et les réponses émotionnelles qui y sont associées. Bien sûr, modifier un tel fonctionnement ne se fait pas en un jour.
Avec de la pratique, vous serez en mesure de modifier par petites touches, quelques-unes des réactions générées automatiquement:

  • vous pourrez prendre le recul par rapport à vos émotions négatives et comprendre le fonctionnement sous-jacent
  • vous mettezz en place de nouvelles façons de répondre à une situation activant / désactivant votre système d’attachement
  • vous comprenez avec plus de finesse ce qui déclenche un comportement relationnel chez les autres et ne prenez pas non plus «personnellement» 
  • sachant qu’il s’agit d’un fonctionnement qui a été approprié dans le contexte spécifique de votre passé (contexte familial, séparation précoce, procédure médicale, complication à la naissance, précarité, guerre…) mais qui n’a plus plus lieu d ‘être aujourd’hui, vous pourrez développer davantage de compassion pour vous-même

L’acquisition d’un attachement sécure modifiera progressivement votre vision du monde, de vous-même et de votre passé. Ce travail est difficile à entreprendre seul, il est donc conseillé de l’envisager à deux, au sein du couple (dans l’idéal, chacun travaillant sur ses difficultés et soutenant l’autre) ou bien en collaboration avec un individu identifié comme « base de sécurité »et qui accepte de vous guider dans vos questions. Les éléments renseignés dans le tableau seront également un matériau très utile à apporter en thérapie.


 L’attachement anxieux
Une hyperactivation du système d’attachement

L’attachement anxieux / ambivalent est l’aboutissement d’un schéma relationnel marqué par l’inconstance des réponses de la figure d’attachement et par l’implication excessive de l’enfant dans l’état d’esprit du parent. Cela donne lieu à une hyperactivation du système d’attachement de l’enfant.
La figure d’attachement peut se montrer attentive aux besoins de son enfant, puis, sans que cela ne soit prévisible, elle alterne avec des comportements intrusifs, une indisponibilité émotionnelle ou une insensibilité face aux émotions de son enfant. Ce dernier est alors dans l’insécurité: il ne sait pas quel traitement il va recevoir, ce qui plonge dans une confusion mêlée d’anxiété.

Lorsque je retrouve ma mère après une séparation, je m’accroche désespérément à elle mais ne parviens pas à trouver de réconfort à son contact. Je suis confus, hébété, en colère, je ne regarde pas dans les yeux. Je me colle à elle et cesse toute activité d’exploration.

De cette confusion résultée deux attitudes relationnelles: l’enfant ne fait pas vraiment confiance à une figure d’attachement, il doute de sa fiabilité et en même temps, il développe un comportement désespérément demandeur pour voir ses besoins satisfaits.

Le parent, en raison de l’inconstance des soins qu’il a lui-même reçu dans son passé, ressent des sentiments extrêmement puissants envers son enfant, qu’il perçoit comme une façon de se remplir et de s’apaiser. Il agit alors de façon intrusive et insensible car il confond cette faim insatiable avec l’amour véritable pour une personne séparée de soi.

Dans cette configuration, l’enfant est alors souvent perçu comme une «extension» de son parent, pour lequel ce dernier a tendance à ne pas respecter les limites de son intimité, à envahir sa sphère privée par des comportements intrusifs (contact physique envahissant, lit le journal intime, veut avoir accès au compte en banque une fois adulte, etc.) et vit très mal les tentatives de distanciation.
L’enfant quant à lui, s’adapte à ce modèle relationnel et apprend à moduler son comportement pour voir ses besoins satisfaits: en étant très mignon, en faisant en sorte que les autres se sentent coupables de ne pas le satisfaire, en faisant excessivement plaisir, en faisant un effort intense pour satisfaire son parent et en prenant parfois ce rôle de parentification… le tout mêlé de déception et de colère. Tout ce qu’il a appris au sein de la dynamique familiale comme étant efficace sera utilisé dans ses relations futures.
Possibles manifestations de l’attachement anxieux / ambivalent
Un style d’attachement se manifeste par une série de caractéristiques. Elles sont plus ou moins marquées selon les individus et se déploient sur un continuum, des tendances simples aux traits de personnalité plus marqués.

  • est préoccupé par ses relations de façon excessive
  • cette préoccupation peut être obsessionnelle et se manifester par des ruminations
  • craint que son affection pour son partenaire (ou ses enfants, ou des personnes significatives) ne soit pas réciproque
  • besoin excessif d’approbation
  • se envoyé extrêmement mal quand est critique
  • ignorer les signes de problèmes dans ses relations
  • peur de faire fuir les autres
  • peur excessive d’être abandonné / rejeté / critiqué
  • ressentiment lorsque le partenaire s’investit en dehors de la relation
  • fait la tête
  • est jaloux
  • prend excessivement soin de l’autre
  • est centré sur lui-même, un besoin d’être le centre de l’attention
  • désir de fusion, recherche en permanence le maximum de proximité

Un style relationnel basé sur la recherche de proximité
Le comportement de l’adulte anxieux / ambivalent oscille entre un doute concernant la disponibilité émotionnelle de son partenaire (ou ses enfants, ou toute personne significative) tout en étant excessivement en demande, possessif et dépendant, ce qui se retourne inévitablement contre lui par l ‘abandon – ou du moins la prise de distance – qu’il redoute tant. Pour maintenir le maximum de proximité avec son partenaire, l’adulte anxieux ambivalent rencontré en place des stratégies développées par Levine & Heller:

  • Pense tout le temps à son partenaire, il est difficile de se concentrer sur autre chose
  • Ne se souvient que des éléments positifs de la relation
  • rencontré l’autre sur un piédestal: minimiser sa propre importance et glorifier l’autre
  • amplifie le caractère unique et précieux de cette relation, se dit que c’est l’unique chance de sa vie d’être en couple
  • se dit que la relation changera en positif, quelque soit les difficultés rencontrées

Il ressent de la colère et de la rancœur quand il ne reçoit pas l’attention qu’il attend. Ces sentiments sont peu exprimés, de peur d’être rejetée ou abandonnée.

L’adulte anxieux / ambivalent est assez pessimiste quant aux sentiments qu’il peut inspirer chez les autres et sa voix intérieure s’exprime d’une façon assez rude:

Il a toujours mieux à faire que d’être avec toi. 
Tu vois bien qu’elle ne s’intéresse plus vraiment à toi. 
S’il est si distant c’est sans doute qu’il ne t’aime plus 
Elle te cache quelque chose, elle te trompe c’est certain!

Ces pensées négatives sont la manifestation de ce à quoi il s’attend irrémédiablement dans le couple à savoir, l’abandon. Ainsi, un cercle vicieux se rencontra en place: cela l’empêche de recevoir des réconfort lors de retrouvailles ou de marques d’affection et cela alimente sa colère. Ils ont rencontré en place des comportements de protestation, afin de forcer le partenaire à donner une réponse rassurante. En voici quelques uns, décrits par Levine & Heller:

  • Recherche la proximité: Téléphone, envoie des SMS ou des emails, fait irruption au travail
  • Devient distant: cesse de parler, rompt le contact, fait la tête, ignore l’autre
  • Compte les points: respectez le délai de réponse à son message et appliquez le même délai; reste distant jusqu’à ce que l’autre fait le premier pas de la réconciliation
  • Se montre hostile: lève les yeux au ciel, sorte de la pièce quand l’autre parle, regarde ailleurs
  • Menace de partir: dit que ce couple est une erreur, qu’il souffre trop et que cela ne peut plus durer .. dans le seul mais d’être retenu
  • Manipule: fait croire qu’il est occupé et indisponible, ignorer les appels, prétend avoir des choses importantes à faire alors que c’est faux
  • Veut rendre l’autre jaloux: déjeune avec un ex, se rendre à une soirée de célibataires, raconte comment il s’est fait courtiser aujourd’hui…

L’adulte anxieux / ambivalent a un besoin de sécurité insatisfait qu’il cherche à remplir à tout prix, et le plus rapidement possible, avec son partenaire en premier lieu mais aussi avec toute personne de son entourage. Il arrive à perdre de vue les émotions et les besoins des autres, étant guidé uniquement par la recherche de proximité qui réduira son anxiété.

Ce profil a tendance à choisir un partenaire à l’attachement évitant.


 L’attachement évitant

«Je veux bien que tu sois dans ma maison… mais pas dans ma chambre – sauf si je te le demande! »
Dr Stan Tatkin
Un style d’attachement découle d’un ensemble de comportements adaptatifs
La façon dont des parents – ou les «figures d’attachement» – interagissent avec leur enfant va élargir déterminer le style d’attachement que ce dernier va développer à leur contact: sécure, ambivalent, évitant ou désorganisé. Cette empreinte initiale va suivre l’enfant au cours de son évolution et constituera le modèle de toutes ses relations futures.
Les enfants ayant développé un attachement évitant sur des parents qui ont tendance à se montrer indisponibles ou indifférents voire mêmes hostiles, lorsque leurs besoins sont exprimés et notamment ceux qui sont malades ou émotionnellement en détresse. Ces parents découragent toute tentative de l’enfant à activer son système d’attachement que sont les pleurs, les demandes, les besoins de réconfort… Ils ont davantage tendance à encourager et valoriser un accès rapide à l’autonomie et à l’indépendance. 
Pour Ainsworth & Main, la mère d’un enfant à l’attachement évitant « est distante, rejette les besoins d’attachement de son enfant, est hostile envers les signes de dépendance et n’aime pas le contact affectueux en face à face et ce, plus particulièrement quand c’est le bébé qui le désire. Les besoins et les désirs de la mère qui n’ont pas pu être satisfaits était était plus jeune, sont une source de souffrance et de honte pour elle. Lorsqu’elle les voit se manifester chez son enfant, cela l’irrite, l’attriste ou la dégoûte. »Il est important d’insister sur le fait que ces mères veulent s’occuper de leur enfant d’une façon adéquate mais qu’elle se sentent en grande difficulté: elles manquent d’empathie et de modèles de« comment prendre soin » se référer.
Ainsi, depuis ces enfants font l’expérience douloureuse de se sentir rejetés, ignorés ou punis éprouvent un besoin, ils apprennent très tôt à taire toute forme de demande. En d’autres termes, ils ont désactivé leur système d’attachement, ce qui leur permet de garder le maximum de proximité avec leur parent.

Si je n’exprime pas de besoin et que je montre que je peux me débrouiller tout seul, mon parent ne me rejettera pas. Je pourrai ainsi conserver le maximum de contact avec lui.

Il s’agit bien d’une «illusion d’indépendance», l’enfant étant en réalité extrêmement réceptif à l’indisponibilité parentale, ainsi que l’atteste le niveau de cortisol (hormone du stress) d’un niveau très élevé lors de séparations. Ils se présentent comme des enfants sages et mûrit, n’exprimant pas de besoin de réconfort, de câlins, d’amour ou d’attention.

Je recherche la proximité de ma figure d’attachement, tout en n’interagissant pas directement avec elle.

De ce style d’attachement recherent deux sous-types:

  • l’évitant-distant (rejetif évitant): il a développé une théorie sur lui-même selon lequel il n’a pas besoin des autres, ce qui lui permet de justifier son comportement distant. Il affirme qu’il se suffit à lui-même et que tout va bien ainsi. Il masque son besoin de contact (très enfoui) par un bouclier d’estime de soi.
  • l’anxieux-évitant ou évitant-craintif: il a une conscience d’avoir très envie d’intimité relationnelle mais il est terrifié lorsqu’une telle situation se présente. Cette peur se traduit par une prise de distance aussitôt que la proximité devient trop menaçante. Devenir trop proche, c’est risquer d’être rejeté.

Ces deux sous-types ont été formés par la confrontation constante et répétée à la non prise en compte – voire au rejet – de leurs besoins au cours de leur développement. Les premiers ministres ont réagi à cela en «décidant» qu’ils auraient besoin des autres et n’ont pas ce fait pas de raison apparente pour s’engager dans une relation intime. Les secondes qu’il y a vraiment quelque chose a choisi en eux qui suscitent le rejet, ce qui les conduit à l’intimité d’une relation qui viendrait découvrir cette béance.